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PresseFritapapa s’ouvre à la franchise et garde la patate!
Après 10 ans de croissance, le réseau de succursales Fritapapa, qui emploie 350 collaborateurs en Wallonie, s’ouvre à la franchise. Avec l’objectif de doubler son parc de restaurants d’ici 2030. Julien Abras, cofondateur de l’enseigne, revient sur les recettes d’un modèle économique solidement éprouvé et révèle les secrets d’une stratégie de croissance qui passe par la conquête de la Flandre et le nord de la France.
Une « success story » qui a la frite !

Née de la volonté de professionnaliser un secteur traditionnel bien de chez nous, l’enseigne Fritapapa se positionne dès sa création en 2016 entre la friterie classique et le restaurant. Mais pour se différencier sur un marché belge comptant plus de 4.500 concurrents, les deux co-fondateurs, Julien Abras et Pierre Artuso, misent sur la modernisation de recettes traditionnelles.
« Le projet visait à dépoussiérer le monde de la friterie en nous distinguant par des produits de qualité, des circuits courts, une identité visuelle forte, et la frite comme produit phare », explique Julien Abras, cofondateur de la marque.
Moderniser la frite traditionnelle
La qualité et les circuits courts font partie de l’ADN de la marque lancée par les deux fondateurs. « Nous privilégions les produits locaux, comme le bœuf « Rouge de Famenne » pour nos burgers et les pommes de terre « Bintje » tout au long de l’année, grâce à un accord conclu avec notre fournisseur », confie Julien Abras. Bien que les burgers soient devenus un produit d’appel, le cœur business de l’enseigne reste centré sur la frite avec des recettes créatives comme la « Frita Crousty » ou la « Frita Delamama ».
Parallèlement, l’enseigne cultive son identité de marque forte. Fritapapa décline un univers propre autour de visuels originaux, des bières exclusives, des sauces maison (dont certaines sont désormais vendues en grande surface), et une recette unique de graisse de cuisson.
Enfin, la marque mise sur l’innovation et la technologie pour assurer son développement. « Un logiciel de gestion a été déployé partout dans le réseau des restaurants, tandis que des bornes de commandes et une application mobile permettent de fluidifier l’expérience des clients dans les restaurants », développe le cofondateur.
Priorité à la technologie « maison »
Pour maintenir le cap de son développement, Fritapapa a fait le choix stratégique de la technologie maison, loin des solutions informatiques standards. « Notre système ERP propriétaire, basé une IA, permet de piloter les points de vente et d’analyser leur rentabilité. En outre, nous pouvons le faire évoluer selon nos besoins sans passer par des fournisseurs de services tiers », explique Julien Abras.
La solution intègre de nombreuses fonctions essentielles à un réseau de friteries, « telles que le contrôle des DLC (date limite des consommations), la facturation, la gestion des commandes, des horaires et du personnel (badging, fiches de paie) », poursuit le responsable.
L’ERP permet en outre de réaliser, par exemple, des plannings, d’obtenir un benchmarking des horaires, ainsi que des analyses détaillées par ticket ou produit.
Pour résumer, le système informatique lié à un logiciel de comptabilité représente le plus gros investissement de l’entreprise, tout en offrant une « boîte à outils » complète pour piloter efficacement chaque point de vente et identifier les axes d’amélioration à apporter.
De la succursale à la franchise : une stratégie qui a de la patate !

Avec un chiffre d’affaires dépassant les 15 millions d’euros, la franchise Fritapapa peut s’appuyer sur un modèle économique éprouvé par ses 20 succursales implantées à travers la Wallonie.
L’évolution vers la franchise s’impose comme un choix stratégique, confie Julien Abras. « Le modèle en propre nous a permis de roder un système solide comme si nous étions franchiseurs ».
La décision de passer à la franchise n’est donc pas tant financière que stratégique. « Elle vise à mettre le concept au défi grâce aux partenaires sur le terrain, tout en accélérant l’expansion du réseau dans les régions où l’implantation directe est plus complexe ».
De l’aveu du responsable de l’enseigne, « les employés ont généralement tendance à valider ce que la direction met en place et n’osent pas toujours dire les choses qui ne vont pas dans leur point de vente. Alors qu’un franchisé est davantage poussé à améliorer un concept étant donné l’investissement personnel et financier qu’il y apporte ».
A l’heure d’écrire ces lignes, 6 candidats ont déjà validé leur contrat et cherchent activement un emplacement dans les régions de Gembloux, Fernelmont, Waterloo, Hannut et dans le nord de la France.
Une franchise solide et accessible
Bien que tout investissement comporte des risques, Fritapapa insiste sur la résilience du secteur de la friterie et de son réseau qui n’a jamais fermé un seul point de vente depuis sa création. « Rejoindre Frites à Papa, c’est investir dans un secteur qui a fait ses preuves, même durant la crise Covid où les friteries sont restées ouvertes. C’est aussi une aventure humaine dans une entreprise qui valorise tous les collaborateurs », assure Julien Abras.
Pour devenir franchisé Fritapapa, l’enseigne affiche des prétentions financières qualifiées d’accessibles.
Mais au final, « investir dans la frite reste plus intéressant que de laisser son argent sur un compte épargne », s’amuse à résumer le patron de l’entreprise.
Un accompagnement clé en main
Les futurs franchisés peuvent compter sur un accompagnement complet de la part de l’enseigne, qu’il s’agisse de la recherche de l’emplacement du restaurant, de la formation des gérants, du recrutement du personnel, de l’aménagement des points de vente, ou encore du suivi financier.
« L’accompagnement prévoit un suivi post-ouverture, des audits de type « mystery shopping », ainsi que des séminaires annuels pour discuter des stratégies de communication à adopter. Tandis que notre solution ERP permet de remonter les informations utiles pour le réseau », insiste Julien Abras.
D’ailleurs, l’entreprise accorde beaucoup d’importance à pratiquer une politique de « bureau ouvert » pour générer un maximum de suggestions constructives chez les gérants de points de vente.
L’enseigne fait toutefois preuve d’une grande sélectivité lors de la signature des contrats de vente. « Nous recherchons avant tout des personnes motivées prêtes à retrousser leurs manches ! »
Objectif 2030 : rivaliser avec les géants du secteur

Fritapapa ne manque pas d’ambition en termes de croissance commerciale et de couverture géographique en Belgique et à l’international.
D’ici 2030, les cofondateurs se fixent l’objectif de doubler le nombre de succursales pour atteindre les 40 points de vente. Voire de le dépasser en incluant les franchises.
« La Belgique reste notre priorité absolue, même si une croissance à l’international est prévue avec l’ouverture d’un point de vente à Lille, en France, pour tester le marché et envisager une expansion dans cette partie du pays », admet Julien Abras.
Objectif ultime : « construire une enseigne 100 % belge capable de rivaliser avec les géants internationaux sur son propre sol, en portant haut les couleurs du terroir et du savoir-faire local ».